Je vais bien ne t'en fais pas.

Je vais bien ne t'en fais pas.
Naina... euh non Alexia, cesse de lire bêtement ce blog ma vie n'y est point résumée... Dorénavant les commentaires ne sont plus publiés sans être identifié au préalable, et ça ne servait strictement à rien ;)






Parfois c'est toujours un peu flou, parfois je continue d'aller à la gare pour regarder les trains, parfois un plomb saute, là-haut... Mais ça va, il est là, ils sont là... Je vis juste les plus beaux instants de ma vie, cela me rend malade, malade de bonheur... Je ne sais pas décrire le bien-être, mais je vais bien ne t'en fais pas.





Il est bon parfois de se diversifier, un peu... [*]



Se laisser aller.
# Posté le jeudi 03 juillet 2008 11:08

Fin de soirée. De nuit. L'aube. Phase terminale,veines et narines explosées. Le cerveau a volé en éclats... Elle en a juste marre d'être là. Pleurer. In-stable. Elle l'a aimé et detesté.

Fin de soirée. De nuit. L'aube. Phase terminale,veines et  narines explosées. Le cerveau a volé en éclats... Elle en a juste marre d'être là. Pleurer. In-stable. Elle l'a aimé et detesté.
L'accident. Poussées par le besoin de se vider l'esprit, ne plus penser, se taper un bon bad trip, elles roulent sur cette petite route de campagne, la chaussée est humide mais le soleil brille avant de disparaître. Moment d'inattention. Sortie de route. La voiture rencontre un arbre et y finit sa course. Poignet cassé, traumatisme crânien, nuit aux urgences. Début de semaine banal en fait.

La pseudo-déprime. Cet événement laisse s'introduire le passé. Lui ne s'en était pas sorti si bien. Lui ne s'en est pas sorti du tout. Il était celui qu'aucun autre par la suite ne surpassera. Je l'ai aimé plus que tous les autres réunis. Et je l'aimerai toujours. Mais je suis toujours là. Pas à sa place. Transparente. Personne ne me voit. Invisible. Fin de semaine, ma boîte de somnifères me tente, elle m'appelle. J'imagine.

Regarder sa boîte de somnifères et se visualiser très clairement tout avaler. Renoncer. Puis regarder les trains passer à la gare, et s'imaginer... Pas pour le moment.

Les retrouvailles. Comme un petit espoir. Mais on s'aime. On passe un superbe week-end. On rit, on parle, on fait l'amour, on rit, ... On se dit qu'on sera toujours plus fort à deux... On se dit qu'en finir aurait été une erreur juste pour ça... Pendant 48 heures on n'est plus transparente. On respire à nouveau.

Le départ, puis la haine. Les adieux sur le quai de la gare sont un supplice. On se serre fort, on se sourit une dernière fois. On oublie de s'embrasser. Le train démarre. Il ne me distingue guère au travers la vitre opaque, mais il comprend que je lui dit que je l'aime... Seulement en quelques heures il gâche tout. Il me montre à nouveau son égoïsme. Il me brise le coeur. Je me met à haïr son amour.

La rupture. C'est bien de partir quand tout va bien, non ? On ne se parle plus. J'aimerai savoir dire adieu. Lui le fait si bien. Comme ça. Mais je ne t'appartiens plus, tu ne m'appartiens plus. On ne se connaît plus, mais je ne t'appartiens plus, tu ne m'appartiens plus. On aurait disparu. Si simple, si beau. Je ne veux plus t'aimer.

L'amour n'était qu'une impression,
Qu'une mauvaise impression

# Posté le lundi 09 juin 2008 13:42
Modifié le mardi 10 juin 2008 16:49

Et s'il t'arrive de croiser Alice, Agnès ou Cassandra rappelle-leur que leurs noms riment avec Syphilis, Herpès et Sida.

Et s'il t'arrive de croiser Alice, Agnès ou Cassandra rappelle-leur que leurs noms riment avec Syphilis, Herpès et Sida.
Tu t'en souviens, toi, de l'avant, de l'enfance, de ce semblant de bonheur ? C'était bien quand même d'être insouciant. D'avoir des rêves plein la tête. On croyait à un futur. L'amour était possible. Tout était possible. Et on a grandit. Pénétrer dans le monde adulte. Découvrir les emmerdes. On s'était promis de rester ensemble. De se soutenir. De fermer les yeux sur toute la merde qui nous entoure et nous bouffe. Rester purs, comme cette magnifique neige du mois de juillet. Et puis tu as tout abandonné. Moi aussi. Et je me souviens de l'avant.




L'été approche à grand pas, le soleil brille ça y est. J'oublie un instant que je suis un déchet, que je ne réussirais jamais rien. Je me prête à flaner, à observer le monde, à respirer enfin. Et puis en fait je crois que ce sont mes doses quotidiennes de Lithium qui m'ont changée. Car si on se creuse l'esprit, ça va pas. J'ai une trouille bleue de l'avenir.



Ressortir ses strings de pieds, ses petites robes d'été, les lunettes de soleil. Aller au parc, aller au bar tous les jours. Jeûner, boire plus que de raison, fumer, fumer. S'imaginer vivre pieds nus. Partir sur les routes. Sentir s'approcher les festivités de l'été. Un camtar. Une plage. Une teuf. Des éclats de rire. Plus d'attaches. Plus de haine. Une saloperie d'utopie.



Mon fantasme absolu reste le même, virevolter dans une belle robe blanche pendant qu'Edward taille un ange en glace. Ice Dance rappelle-toi. .


Céline si tu passes par ici, je t'encule.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:34
Modifié le samedi 17 mai 2008 12:10

Je t'aime.

Je t'aime.
Shy est mort. Il repose en paix. C'est tout. Tant de poussière.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 15:17
Modifié le dimanche 11 mai 2008 11:58

Il est un fait : Justine aimait porter des chemises d'homme pour extérioriser son côté masculin.

Il est un fait : Justine aimait porter des chemises d'homme pour extérioriser son côté masculin.
Si tu n'aimes pas les récits désespérés, ferme cette fenêtre.


Camille avait des cailloux dans le ventre et ne pouvait donc pas s'alimenter. Camille était en conséquent très maigre. Camille a vécu avec un toxico, elle savait comment ça se termine, un jour Camille est rentrée chez eux et a trouvé l'appartement vidé de tout leurs biens, la dope, c'est cher. Camille fumait, et buvait trop. Camille avait un talent, le dessin, malgré les aléas de la vie, elle réussit à continuer. Camille s'est rasé la tête sur un coup de tête. Camille n'a pas eu une enfance facile. Camille ne s'entend pas avec sa mère dépressive, qui la hait. Camille a rencontré des gens aussi paumés qu'elle, et les a aimés. Camille a été capable de remonter à la surface. C'est Anna qui l'a dit.


Justine n'a pas de cailloux dans le ventre, elle a du vide, juste du vide. Néant. Pourtant elle s'alimente, parfois. Justine n'est pas très maigre, mais son médecin aimerait qu'elle se remplume un peu. Parce que Justine aussi a ses problèmes. Son coeur fatigue déjà, à vingt ans. Justine pensait qu'elle n'en avait plus, pourtant. Or les médecins la contredisent. Justine n'aime pas les services de cardiologie.

Justine a vécu sous le même toit qu'un toxico elle aussi. Elle l'aimait, donc elle a fermé les yeux quand elle a commencé à remarquer les sous qui disparaissaient de son porte-monnaie rouge vif, quand le chien devenait étique, elle préférait le nourrir lui plutôt qu'elle-même, quand ses cadeaux se volatilisaient, ainsi que ses cd.s, sa télé, ses vêtements. Cependant, Justine a commencé à perdre patience avec les allées et venues incessantes d'autres toxico en pleine nuit dans leur nid douillet, avec les disputes fréquentes, avec les menaces des voisins quant au bruit. Justine a tout simplement pété les plombs en rentrant un jour et le découvrant au lit, défoncé, et très accompagné. Pas seulement une fille. Elle ne sait même plus. Puis Justine a dû jeter l'éponge en découvrant un jour que sa clé n'ouvrait plus la porte de l'appartement, quand installée en face de l'immeuble elle a vu un jeune couple emmenager chez eux. Lui, il a disparu.

Justine buvait moins qu'avant, mais fumait plus encore. Kate Moss fume bien trois paquets par jour. Seulement, le docteur lui dit que c'est mal pour son coeur. Mais ainsi, Justine passe le temps. De toute façon, elle n'a plus confiance en tous ces médecins.

Justine a elle aussi été douée en dessin. Ses professeurs étaient fiers. Son entourage aussi. Mais elle a laissé tomber. Et aujourd'hui, reprendre un crayon lui donne le tourni. Justine n'est plus bonne à rien et elle le sait.

Justine ne s'est jamais rasé la tête. Mais elle s'est coupé les cheveux seule, de rage, des larmes pleins les yeux. Et elle s'est teint les cheveux en rose. Pour créer une barrière avec le monde extérieur. Et pour montrer qu'elle existait, paradoxalement.

Justine a eu une enfance heureuse. Mais un drame a tout chamboulé, et l'a brisée à jamais. Justine ne s'entend pas vraiment avec sa mère, pourtant elles s'aiment. Mais sa mère ne la comprend plus, n'a plus la même vision de la vie. Elle aurait préféré avoir une autre fille. Une fille bien.

Justine aime les paumés, elle aussi, et les attire. Mais ils l'enfoncent encore plus, dans un océan de désespoir. Justine n'a plus aimé personne. Elle a rencontré un homme cependant. Pas un paumé. Plutôt un pseudo-handicapé affectif. Il dit l'aimer. Elle aussi. Mais dans le fond, elle doute encore un peu. Elle ne sait plus toujours ce qu'elle veut.

Justine n'a pas encore remonté la pente, elle essaye pourtant. Mais retombe toujours. Au fond.

Ce n'est pas Anna qui l'a dit, c'est elle. Parce que Justine parle d'elle à la troisième personne. Sans orgueil aucun. Elle est juste perdue. Et Floriane aussi parfois.


Et Juliette dans tout ça ?
# Posté le jeudi 10 avril 2008 12:40
Modifié le vendredi 18 avril 2008 07:24