Tu fais du harcore dans ta culotte.

Tu fais du harcore dans ta culotte.
Il m'illumine. Je carbure au lithium et à nos étreintes. J'en ai marre de ce monde rempli de petites filles aux allumettes. Mais c'est plus fort que moi, les contes qui finissent mal sont les meilleurs, à l'inverse des histoires d'amour. Mariage n'est pas le bon terme, c'est davantage une union spirituelle, oui, l'union parfaite de deux êtres loin de l'être. Bracelets encrés, poignets scellés. Je voudrais t'enfoncer une clé dans le dos, profondément, te regarder danser, poupée rousse, incendie capillaire, te voir brûler, à jamais. Je ne t'aime pas, toi.


C'était le soir du 24 Décembre. De gros flocons de neige venaient tapisser les trottoirs. Une petite fille marchait dans le froid, la tête et les pieds nus. Sa mère lui avait bien donné des pantoufles mais elles étaient trop grandes pour elle. Elle les avait perdues en traversant la rue et un garçon était parti avec en courant... Ses pieds gelés lui faisaient mal et ses mains étaient rouges et toutes engourdies. Mais la pauvre fillette n'osait pas rentrer chez elle. Elle n'avait pas vendu une seule boite d'allumettes et son père la bâterait sûrement. Le vent glacial lui pinçait les joues et s'engouffrait dans son cou. Épuisée et transie par le froid, elle alla se blottir contre un mur au coin d'une rue.
Elle avait si froid, la pauvre, si elle osait craquer une allumette, elle pourrait se réchauffer les doigts !"Juste une", pensa-t-elle, "papa ne s'en rendrait pas compte".
Alors elle en prit une dans un paquet et l'alluma. La petite entoura la flamme de sa main et il lui sembla qu'elle se trouvait devant un gros poêle en fer où crépitait un bon feu. Elle voulut étendre ses jambes pour les réchauffer mais tout à coup le poêle disparut. L'allumette s'était éteinte.
Alors la fillette en craqua une autre. Cette fois-ci, elle éclaira le mur et put voir à travers ! Il y avait une grande table avec une jolie nappe et des bougies ; de la vaisselle en porcelaine et au milieu, une belle oie rôtie fourrée de marrons et de pommes. Comme elle sentait bon ! La petite fille tendit le bras pour y goûter mais ne toucha que le mur gris et froid. Le festin avait disparu. Il ne restait qu'un bout d'allumettes noir et brûlé entre ses doigts.
Elle alluma encore une allumettes et là, elle vit un immense sapin de noël. Le plus beau qu'elle avait jamais vu. Il scintillait et ses branches étaient garnies de mille petites lumières. Mais l'allumette s'éteignit. Le sapin disparut et ses lumières se changèrent en étoiles.
En levant les yeux au ciel, la petite vit une étoile filante et pensa à sa grand-mère qui était morte et qui lui avait dit : "Quant une étoile s'éteint, c'est une âme qui monte au ciel". Elle frotta une autre allumette et sa grand-mère apparut.
"Oh grand-mère !" s'écria la fillette, "emmène-moi, je sais que tu partiras quand l'allumette s'éteindra, comme le poêle, l'oie rôtie et le sapin !". Alors elle frotta une autre allumette, puis une autre et encore une autre pour retenir sa grand-mère. Elle en frotta toute une poignée et sa grand mère parut encore plus belle et plus grande.
Alors elle prit la fillette dans ses bras et toutes deux s'envolèrent vers les étoiles où il ne ferait plus jamais froid.

# Posté le vendredi 13 avril 2007 15:49

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 23:38

Trois ans.

Trois ans.
Il était une fois un couple uni par les liens du tatouage...


On se demande chaque mois d'où va tomber l'argent pour le loyer, et on est trop beurré pour chercher du travail. Alors on baise pour oublier, ça permet de tenir un bout de temps. ... A quoi sert le mariage ? A sanctifier la BAISE, jusqu'à ce qu'elle tombe inévitablement dans l'ENNUI, jusqu'à ce qu'elle devienne un BOULOT. ... L'humanité est damnée pour toujours. Et malgré tout on décide de vivre sous le même toit, de s'endormir nuit après nuit dans les bras l'un de l'autre, de se réveiller tous les matins à deux, d'accepter nos défauts, de bouffer nos qualités jusqu'à en gerber, de s'aimer un peu plus, de se déchirer pour mieux se retrouver, d'avancer main dans la main. La routine a du bon tant qu'elle est acceptée. Promets-moi juste un chose, ne jamais être comme tout le monde.

# Posté le mardi 11 mars 2008 18:39

Modifié le samedi 17 octobre 2009 10:51

Putain, je suis envoûtée, Satan tient le bon bout, les carottes sont cuites.

Putain, je suis envoûtée, Satan tient le bon bout, les carottes sont cuites.

# Posté le vendredi 21 août 2009 10:37

Modifié le samedi 17 octobre 2009 10:52

Back to Dijon.

Back to Dijon.
J'ai shooté avant lui.
"Tu vas voir, elle est bonne..."
Nous sommes seuls au sixième étage d'un immeuble, dans une chambre de bonne minable, refuge d'un copain. Il est dans la drogue depuis plus longtemps que moi, mais, si nous sommes en manque tous les deux, il trouve toujours une miette de poudre à partager. Normalement, on ne partage avec personne. Lui, avec son beau sourire pâle, sait me rassurer.
"Je nous ai trouvé la substance vitale..."
Cette fois, c'est moi qui l'ai trouvée, cette substance vitale. Il fait son shoot juste après moi. Je suis sonnée assez vite, avec un drôle de bourdonnement intérieur qui n'est pas le même que d'habitude. Et un goût bizarre dans la bouche. Dans mon souvenir, c'est encore moi qui commente.
"Tiens... ou elle est trop bonne, ou elle est coupée à la coke. En tout cas, elle est forte."
On ne sait pas toujours sur quelle poudre on tombe. Normalement, l'héroïne est pure, mais ils en font ce qu'ils veulent. L'héro, c'est vraiment le produit de la destruction, c'est la rue. Avec l'héro, on n'a ni froid, ni faim, ni désir d'amour, et on supporte mieux la misère morale. L'héro t'enferme en toi-même, te replie, t'accroche, alors que la coke donne l'impression d'une ouverture d'esprit, d'une sexualité extravertie, pas vraiment comme l'alcool qui provoque une distorsion de la réalité. Le shoot à l'héro provoque une émotion destructrice, l'illusion chimique d"une "illumination" interne, un flash qui donne la sensation éphémère et mensongère d'un soulagement passif. Comme si notre prison intérieure s'assouplissait un bref instant pour réapparaître aussitôt plus douloureuse, plus rigide, plus oppressante. Il ne se passe rien qu'un soulagement passif. On est dans une espèce de coton amorphe, fracassé. Ni bourré, ni excité, mais apaisé et capable d'échanger avec l'autre, de fraterniser dans un monde sans limite, préservé de la réalité et du désespoir. Mais cette fois nous n'avons pas eu le temps de parler.

# Posté le samedi 08 août 2009 11:09

Un goût de paradis.

Un goût de paradis.
Marseille

# Posté le samedi 08 août 2009 10:46

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# Posté le samedi 08 août 2009 10:44

Skate-Park

Skate-Park
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# Posté le samedi 08 août 2009 10:42

C'est plus qu'une passion je crois.

C'est plus qu'une passion je crois.

# Posté le jeudi 25 juin 2009 12:54

Elle a dit : impulsive aussi ?? pas parler avant et frapper aprés ?? comme ça pas de regrets. et frapper fort en vrai pour de vrai aprés, des coups que l'on donne et qui ont été mérités ? J'ai acquiescé tout naturellement.

Elle a dit : impulsive aussi ?? pas parler avant et frapper aprés ?? comme ça pas de regrets. et frapper fort en vrai pour de vrai aprés, des coups que l'on donne et qui ont été mérités ? J'ai acquiescé tout naturellement.


"Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii.Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita."

Nabokov




Et je replonge encore et encore.




Elle le suivrait jusqu'en enfer et même l'enfer c'est pas grand chose...

# Posté le lundi 22 juin 2009 18:41

Modifié le samedi 17 octobre 2009 10:54

Tu t'en vas, loin de moi, toujours plus loin. Et je respire.

Tu t'en vas, loin de moi, toujours plus loin. Et je respire.
Entre utopie et illusions, la vérité est ailleurs, la vérité est autre.






J'avais besoin d'évasion. J'ai tout essayé pour sortir de la réalité. J'ai cherché à comprendre cette notion absurde. Qu'est-ce que la réalité après tout ? L'ensemble des choses d'un point de vue étymologique, la vérité selon Platon. Ouais. J'en suis venue à la conclusion après un verre de trop qu'elle dépendait des perceptions et des sentiments, dont je suis dépourvue. On peut considérer la réalité en elle-même et pour elle-même selon l'être humain. C'est le regard de chacun qui la construit. Alors je me fabrique dès aujourd'hui ma réalité. Elle sera noire, elle sera blanche, elle sera glauque, elle sera pure.



Une feuille blanche, une inspiration, un coup de crayon, merci Mallarmé.


La tombe aime tout de suite le silence.


A ton tour de courir, je suis fatiguée de tout.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 10:55

Modifié le jeudi 18 juin 2009 10:31